New Hell°

If a bullet should enter my brain, let that bullet destroy every closet door.
~Harvey Bernard Milk~






03/12 : Diantre. Je n'avais jamais pensé que tout se passerait aussi vite. Le temps s'écoule vite. Trop vite. Tout va trop vite. Je ne veux pas les quitter. Sept mois encore ? C'est trop peu. Je ne veux pas. Faites que le temps s'arrête. Faites que la pluie cesse de tomber, que le soleil cesse de se coucher. Faites que la lune reste toujours ronde, que le ciel reste toujours bleu. Et surtout, surtout, faites qu'ils ne m'oublient jamais.






















J'aimerai ce sac <3
~Coupé à l'arrache, sur Paint XD
New Hell°

# Posté le samedi 26 janvier 2008 05:54

Modifié le jeudi 03 décembre 2009 08:55

~Raccourci~

~Raccourci~
Mei Jun, 15 ans, assignée à la gestion des morts accidentelles...

26 Mars 2007

Je tape sur mon réveil dont la sonnerie stridente me tire d'un sommeil profond. Il affiche 7h31 en lettres rouges sur un fond noir. De quoi avoir encore plus mal aux yeux que si j'étais en train de passer un interrogatoire. Forment, comme chaque matin je suis en retard. Ma mère ne me veille pas, mon père travaille tôt, mes frères et soeurs n'ont pas que çà à faire de réveiller la cadette d'une famille de cinq enfants dont le surnom est "le Loir".

Alors comme chaque matin je me rend compte qu'il ne me reste plus que dix minutes avant le départ du bus, que j'ai faim, que je suis encore en pyjama et que j'ai un cours super important dans une demi-heure. Je tombe pratiquement du lit, renverse au passage quatre de mes peluches favorites ; un ours brun offert à ma naissance, un lapin bleu aux oreilles tombantes, un oiseau qui perd ses poils et un serpent multicolore qui tire la langue. C'est pas le zoo, mais çà y ressemble. Il y a peu, un ami m'a offert un cheval miniature tout noir.

Et je l'ai perdu. Non pas perdu, égaré. Ce soir je chercherais sous mon lit, mais là, je n'ai pas le temps.
J
'enlève mon haut pour le remplacer par un sous-pull rougeâtre et une tunique grise. Une tartine à la confiture de cerises entre les dents, j'enfile un pantalon noir et mes bottes marron. Je les adore. J'adore beaucoup moins la tâche que je viens de me faire, dans la précipitation. Et bien tant pis, je ne vais pas me changer maintenant. Plus que trois minutes. Je passe à la salle de bain, de quoi me passer un coup de peigne dans une chevelure brune aux ches auburn. Une pince à gauche, finalement non. Un bandeau sombre ira très bien. Puis un lavage de dents rapide et je fais mon sac à dos. Deux cahiers, un livre de mathématiques, une trousse et un baume à lèvres. Il fait froid en ce moment, et la sècheresse n'arrange pas grand chose à l'état de ma bouche. Je m'entretiens c'est vrai, mais j'ai des limites. J'ai une image à soigner et j'en prends soin.

Dans le salon, la voix de ma mère me crie que le bus est arrivé. Je lui réponds avec la même intonation et ouvre la porte de l'entrée. On est au premier étage, mais les escaliers sont en panne. Je prends l'ascenseur. Maudite soit la personne qui a trop ciré ce matin. J'aurais put me briser la nuque sur les marches et elle m'oblige à prendre la "machine qui monte et qui descend" pour deux mètres.

C'est bon je suis au rez-de-chaussée. Rien ne m'empêche de courir, mais je marche pour le plaisir. Le bus m'attendra de toutes manières En effet il m'attend, et je grimpe dedans sans me presser. Le chauffeur me fait un grand sourire. C'est devenu un ami au fil du temps. Je me dirige vers l'arrière du véhicule et m'asseois sur une banquette à la moquette verte. Il n'y a personne à té de moi. J'en profite pour m'accouder au rebord de la vitre pour regarder le paysage. Un vieille dame promène son caniche, une mouette avale le bout de pain qu'elle a gentiment volé et le vent souffle. Un sac en plastique atterrit dans un arbre. Le bus s'arrête, un garçon entre. C'est la première fois que je le vois. Il me fait un drôle d'effet.

Les cheveux bruns en pagaille, le regard d'un enfant, la peau blanche, on le croirait sorti d'un conte de fées. Il a une mèche de cheveux qui lui pend dans le dos, attachée par un ruban clair. Curieusement, celui-ci est déchiré, comme le manteau qu'il porte. Un grand manteau noir fendu à l'arrière jusqu'aux genoux. C'est bizarre de voir quelqu'un qui nous transforme aussitôt qu'on a croisé son regard. Personnellement, c'est ce qui m'est arrivé. Il a tourné la tête vers moi tout simplement, avec un sourire qui m'a mit mal à l'aise. Je lui ai répondu bêtement en lui rendant son sourire. Il me semblait que la terre entière riait de moi.

Je me suis sentie tout confuse et j'ai rougi.
Main
tenant qu'il s'est approché de moi, je ne sais plus quoi faire. Il n'a pas l'air de vouloir partir. On dirait qu'il attends quelque chose, ou alors qu'il m'observe. Me décidant enfin à bouger ne serait-ce que le petit doigt, je pose les mains sur mes genoux et baisse la tête. Il semble avoir compris autre chose et s'asseoit à côté de moi. Je rentre la tête dans les épaules. C'est gênant, mais j'en retire une grande euphorie dissimulée derrière des jours roses. Je ne connais même pas son prénom, ni le son de sa voix mais il a quelque chose d'étrange. Je ne dirai pas attirant, pas jusque là. Fascinant serait le terme. Légère nuance. En plus il sent bon.

Un mélange de...pomme verte, de vanille et d'un je-ne-sais-quoi qui me plait. Je n'irai pas lui demander la marque de son eau de toilette, et pourtant j'en ai bien envie. Allez je me lance :
"V
ous êtes nouveau ? Je ne vous ai jamais vu avant dans ce bus...
_Je ch
erche quelqu'un que j'ai trouvé aujourd'hui."

Il répond du tac au tac, renforçant ma confusion. Ses propos pèse sur ma conscience. Le chauffeur du bus se retourne, arrêté à un feu rouge. Il me fait un signe de tête dont je comprends aussitôt la signification.
"C
'est qui ce gars ? Tu le connais ?" En échange, je hausse les épaules. Je n'en sais rien.
"Mei
Jun, c'est cela ? 15 ans, lycéenne en seconde année. Quatre frères et soeurs, vit avec ses deux parents. Ta mère est femme au foyer, ton père travaille dans une célèbre banque. Tu excelles dans les activités manuelles, ton bulletin est excellent...Et tu avais désiré devenir dessinatrice. C'est bien çà ?"

Alors là je rêve. C'est mon C.V. dans ses moindres détails. Peu rempli je l'accorde, mais c'est çà au mot près. Je n'en crois pas mes oreilles.
Le
bus prends un raccourci. C'est bizarre, c'est la première fois qu'il fait cela. Aujourd'hui, rien ne va plus. Un inconnu connait toute ma vie, un ami-chauffeur change de route...je regarde ma montre : il est 7h41 ! L'heure a laquelle je suis montée dans le bus. C'est bon, je délire. J'ai de la fièvre surement, mais en me touchant le front, je constate qu'il est tiède. Le garçon épie mes moindres faits et gestes en souriant. Qu'est ce qu'il a ?


Encore un feu rouge. J'ai la gorge qui commence à me nouer. J'ai l'impression d'être dans un de ces dimensions parallèles dans lesquelles sont projetés les gens contre leur volonté. Ils y rencontrent des tas d'autres personnes toutes plus bizarres les unes que les autres : des démons, des bannis ou bien des animaux parlants genre dragons ou licornes... J'ai toujours une grande admiration pour les livres de science-fiction ou de fantasy, mais là çà m'inquiète. Cà m'inquiète tellement que je serre dans mes mains les plis de mon haut. Mes pieds se croisent, se frottent l'un à l'autre pour confondre leur peur. Ce jour n'est pas comme les autres c'est sur. Je ne sais pas en quoi, je le sais c'est tout. A mes côtés, l'inconnu regarde sa montre lui aussi. Je remarque enfin qu'il porte une chemise blanche sous son épais manteau. Son col est défait, laissant apparaitre une trace blanchâtre, une cicatrice sur son cou. Dans la réalité, une telle blessure aurait entrainé une perte de sang considérable, le trépas pour tout être humain normal. Mes soupcons sont fondés. Il est pas normal ! C'est un mort-vivant ! Un vampire qui va me sucer le sang jusqu'à la dernière goutte.

La gêne se transforme en peur croissante. Il ne faut pas que je reste ici, je vais y passer.
Le b
us entame un long boulevard. La route ressemble plus à un rallongement qu'à un raccourci. Il y a un carrefour pas loin, avec un stop. J'en profiterai pour descendre vite fait bien fait avant d'aller vivre dans le royaume souterrain. Je quitte ma place en tremblant. J'imaginais que le garçon ne me laisserait pas passer et me forcerait à rester à ma place mais curieusement, il rabat ses jambes avant le même sourire qu'auparavant pour dégager le passage. Sans le remercier, je marche dans l'allée jusqu'au tableau de bord du chauffeur. Il jette un coup d'oeil interrogateur en ma direction. Apparemment, je suis pâle comme un linge, au bord de l'évanouissement. Ce qui m'arrive me monte à la tête. D'accord j'ai peur, mais je ferai mieux d'avoir un peu de sang-froid. Plus que quelques mètres avant le stop.

Mais qu'est ce qu'il fait ? Au lieu de ralentir, la bus accélère soudainement, manquant de me faire perdre l'équilibre. Je me raccroche à une perche et m'y agrippe fermement. Le chauffeur ne semble pas se rendre compte de la situation. Il a le regard vide, le sourire aux lèvres. Le même que le garçon assis à l'arrière du bus. Et bien... Au carrefour, une voiture bleue fonçait vers nous, le conducteur avec le sourire traumatisant. Ses yeux virent au blanc, sa bouche s'entrouvre pour laisser échapper un simple son.
Celui
du garçon à l'arrière du train.
"W
elcome..."

La boule dans ma gorge grossit de plus en plus. Le reste n'est l'affaire que de quelques dixièmes de secondes. Quelques dixièmes de secondes pendant lesquelles je tourne la te en direction de l'inconnu. Son sourire continue d'illuminer son visage d'enfant d'une inquiétante lueur. Pas une fois je ne l'ai vu ciller. Les bras croisés sur son torse, il m'observe sereinement. Alors comme çà, je l'amuse...Ce n'est pas mon cas. Je détourne mon regard de lui. Juste le temps de faire couler une larme le long de mes joues blafardes. Trop tard, le conducteur de la voiture sourit lui aussi. Tout se colore de noir. J'ai tellement peur.

Mon corps touche l'asphalte tranquillement.




Mei Jun, 15 ans, assignée à la gestion des morts accidentelles...

# Posté le samedi 26 janvier 2008 12:37

Modifié le dimanche 27 janvier 2008 06:37

Présent°

Présent°
°Name° Lauriane
°Other name° Narhu, Na-chan, Narhu-chan, Narhutine, Peluche, Gamine(uh) XD, Christophe-Barnabé !
°Age° 15 ans
°Date de naissance° 9 Décembre 1993
°Signe° Sagittaire
°Plat préféré° Poulet au curry
°Teinte préférée° Noir
°Livre préféré° "Le Corps Exquis" ~Poppy Z. Brite~
°Manga préféré° DOGS ~Shirow Miwa~
°Anime préféré° Strawberry Panic, Shakugan no Shana, Elfen Lied, Burst Angel, Kannazuki no Miko...
°Aime° Le Yuri... u.u
°Déteste° Tout ce que le monde n'aime pas...
°Autre° Porte des lentilles...

Aishiteru...

# Posté le samedi 26 janvier 2008 14:49

Modifié le mercredi 02 décembre 2009 11:32

~Setsuka~

~Setsuka~
"Fleur de neige dans une mer blanche..."

"Fleur de neige..."
Je me
surprends à chanter dans ma salle de bain. D'accord çà peut arriver à tout le monde, mais là c'est parce que je suis d'humeur joyeuse. Tout d'abord, je me présente ; Sukey Hyan. Setsuka est mon nom de chanteuse, ce que je suis depuis maintenant 2 ans. Deux ans que j'écris des chansons, deux ans qu'on les adapte à une musique, et deux ans que je chante pour un public. J'ai 17 ans et il faut dire que je ne vois plus le temps passer depuis un certain...12 Juillet. C'est à cette date que j'ai compris que je n'étais pas qu'un pantin qui chante pour le plaisir d'une foule immense qui crie sans pouvoir s'arrêter.
Voi
là comment çà s'est passé :

"
Le froid l'accompagne au milieu des bois..."
S
ur la scène, on a tout d'abord le trac, même pour les professionnels. Ce jour là je l'avais plus que les autres fois, mais je suis allée chanter mon dernier tube : Fleur de Neige. Evidemment, j'ai eu encore plus le trac quand je suis devant toutes ces personnes qui hurlent mon nom. C'est agaçant je l'avoue. Le plus dur, c'est de pas prendre la grosse tête, mais j'y suis arrivée. Dans un habit de feutrine blanche, je me suis positionnée au milieu de la scène et j'ai d'abord observé le public. C'est alors que j'ai remarqué un homme étrange qui me regardait fixement. Je l'ai observer soigneusement. Des cheveux bruns coiffés avec un pétard, de grands yeux sombres, un visage fin posé sur un cou robuste. Il portait une chemise blanche avec une cravate sur une veste noire. Son pantalon repassé était de la même couleur que sa veste. Contrairement aux autres personnes, il semblait fixer une seule chose chez moi. Je l'ai d'abord pris pour un voyeur, mais c'était faux.
Je continu
e :

"
Blanche devient sa peau beige..."
J'ai chanté
comme je n'avais jamais chanté ce jour-là. Et j'ai commencé à croire que c'était grâce à ce garçon. Petit à petit il a fini par occuper toutes mes pensées, de jour comme de nuit. Je voyais bien qu'il venait à tous mes déplacements, que ce soit pour un concert ou une promenade. Jamais je ne lui ai parlé, mais j'ai toujours pensé à lui. Il fallait bien que je me fasse une raison. J'étais amoureuse d'un fan. Cà, c'était avant que je ne me retrouve à chanter dans la salle de bain, pour une raison stupide. Mon manageur avait réussi à me trouver une date pour le prochain concert. Le 12 Juillet voyez vous çà.
C'étai
t une occasion pour fêter une rencontre.
Devant le
miroir j'enlève la pince qui retient mes cheveux. Ils dévalent mon dos silencieusement. Je continue de fredonner l'air de "Fleur de Neige". L'histoire d'une orpheline qui vit dans la neige. Un jour, une fleur pousse devant elle et elle est fascinée par cette beauté fragile. Mais un jour la fleur fane et la fillette meurt. Je me déshabille entièrement avant d'ouvrir le douche pour m'asperger le corps d'eau brûlante.
On m
e doit bien çà, j'ai passé la journée à chanter dans un studio d'enregistrement.
Je me
lave, sors de la baignoire et enfile une chemise XXL. J'adore cette chemise.
E
lle me sert de chemise de nuit.


"La nuit recouvre ses pas..."
Le
lendemain, je ne vois pas le garçon brun. Le surlendemain non plus. Je commence à m'inquiéter, à perdre l'appétit, si bien que ma voix est altérée jusqu'à devenir inaudible. Dans mon entourage on se questionne sur mon soudain changement de comportement. J'essaie de les rassurer, comme j'ignore le mal qui m'habite. On me fait faire des tests médicaux, sans que les médecins ne descellent une anomalie quelqueconque dans mon anatomie. Normal je suis en parfaite santé, bien que je commence à en douter légèrement. Quelques jours plus tard, je suis obligée de garder le lit. C'est malin, mon concert est dans deux mois. J'ai pas que çà à faire de rester couchée au lit du matin jusqu'au soir. Surtout qu'aujourd'hui ma mère est partie et qu'on frappe à la porte.

"
Petite fleur de neige..."
Un coup,
deux coups. Je vais ouvrir ? Je suis devenue maigre comme un clou ces temps-ci à cause de ma maladie imaginaire. Mon lit ne sert plus à rien, un fil suffirait pour me soutenir dans cette position allongée inconfortable au possible. J'essaie douloureusement de me sortir de ces draps qui m'étouffent. Un nouveau coup sur la porte. C'est qui bon sang ? Je regarde l'heure : 16h17 très exactement. Franchement, qui viendrait à cette heure là ? Je prends mon courage et mes forces à deux mains pour me conduire jusqu'à la porte d'entrée derrière laquelle l'inconnu ne cesse de taper. Il y tient à son autographe lui...Je soupire en ouvrant. J'ai mal aux jambes, aux côtes, un peu partout, mais surtout au coeur. A l'extérieur de la maison, j'entends un bruit régulier, comme si l'on faisait des claquettes. Je finis par ouvrir au forcené.

"
Le froid mord tes petits doigts..."
Je
crois mourir. Une seconde fois alors. Le garçon est là, posté devant moi avec un grand sourire. Il a les mêmes habits que la dernière fois où je l'ai vu, une rose rouge entre ses doigts. La joie m'inonde. C'est peut-être çà, rêver éveillée, je n'en suis pas sure. Je n'ai pas le temps de parler qu'il me porte jusqu'au grenier, me dépose sur une vieille malle verte et s'asseoit dans une fauteuil en cuir; Très classe. Il ressemble à un homme d'affaire. Ses jambes croisées, il me regarde comme avant. Il donne l'impression d'attendre de moi quelque chose que je ne comprends pas. D'un coup je comprends tout. Debout sur ma malle d'arrière-grand-mère, je lui tends les mains. Il me lance la rose que je recueille sans l'abîmer. Je la prends dans mes doigts en serrant le plus fort possible la tige. Et je commence à chanter :

"Ta peau ne sera plus beige...
Les étoiles couvrent ta voix...
Dis-moi petite fleur de neige...
Mon linceuil est t-il ta douceur ?
Crois tu que je vais venir avec toi ?
Je ne crois pas que ce soit l'heure...
Qui sait ? Viens vers moi...
Le froid te fige, la nuit te terrorise...
Vis ta vie à ta guise...
Si seulement tu en es capable...
J'accepte d'être le coupable...
"

"Petite Fleur de Neige..."
L
es épines me rentrent dans la peau. Je ne crie pas ma douleur, je la savoure. Il fait si froid dans ce grenier. Dehors la neige tombe. Je ne la remarque me pas. On est en Mai, le ciel est bleu et la neige recouvre le sol de son duvet blanc. Le monde autour de moi est devenu immaculé. La rose fane entre mes mains, ses pétales tombent sur le parquet. Je regarde le garçon. Il n'a pas changé d'expression. Alors je chante les yeux fermés, de plus en doucement, pendant que ma voix revient. Au final, je monte en force et en émotion. Surement, je l'aime et je donnerai tout pour lui. Je ne sens plus rien tellement je me sens bien.

"Pourquoi ne veux-tu point de moi ?"
L
a fleur chire ma peau, m'ouvre les veines. Je ne vois pas qu'il se lève, quitte la pièce et ferme la porte sur moi. Je suis seule dans le grenier qui sonne des paroles. A travers la lucarne, je vois la neige tomber. La vitre se brise et le vent s'engouffre dans la pce, la neige s'étale sur le sol, engloutissant les pétales de la rose. Je me sens bien. Lecor se teinte de rouge. En bas, le garçon vient de fermer la porte.

"Fleur de Neige dans une mer rouge..."

# Posté le dimanche 27 janvier 2008 10:32

Modifié le mercredi 06 février 2008 10:59

~Requiem pour un mort~

~Requiem pour un mort~



Un doux feu brûle dans la cheminée. Le bois crépite, rougeoie, avant de noircir sous les flammes gourmandes. Les maints tendues vers la lumière, je me réjouis du spectacle. Il est encore tôt, la fore^t enneigée est obscure. Les étoiles d'un ciel dégagé brillent dans la nuit glaciale. Le mois de Février est à peine commencé et, assise dans un fauteuil, enroulée dans une chaude couverture, j'ai déjà observé des jours durant la neige se déposer en un épais tapis blanc. Pas un bruit ne brise le silence des bois. Tout est calme et la neige se remet à couvrir le sol de sa blancheur immaculée. Seule dans mon chalet en pleine montagne, je retrouve la solitude que j'ai tant cherché depuis la mort de mes parents. Elle remonte à quelque années, pourtant le temps s'écoule trop lentement pour que je fasse mon deuil. Je l'ai encore le temps.
Sous
ma couverture brune, mon chemise blanche et une culotte rose. Quoi ? Non non je n'ai pas froid ne vous inquiétez pas. Il fait chaud à l'intérieur. J'observe, soigneusement plié sur la table, un ruban blanc que j'ai trouvé en forêt hier. Il traînait par terre, alors je l'ai ramassé.
Cà p
eut toujours servir comme me disait mon père. J'entends encore sa grosse voix d'ingénieur :
"Tu sais Faren, ce n'est pas parce que tu penses qu'une chose est inutile qu'elle l'est. Alors évalue toujours ce qu'elle peut t'apporter avant de la laisser."
Je l'ai
tout le temps bien écouté sagement. Il faut dire que grâce à son conseil, j'ai une cannette dans laquelle je range mes stylos, une tonne de sacs en plastiques pour aller faire les courses, du papier journal pour alimenter le feu, des bouts de verre pour...Eux ils servent à rien, j'avoue. Mais ils étaient beaux alors je les ai pris. Oui vraiment, les conseils de mon père servent toujours à quelque chose.
L
e feu crépite. La chaleur a envahit la pièce et enfin je me lève de mon fauteuil en peau, laissant le drapé de la couverture glisser sur le sol. Dans mes mains blanches je serre le tissu sur ma poitrine en m'approchant des flammes rouges. Elles sont la seule lumière dans la nuit, le seul éclat dans la paysage. A travers les carreaux sombres d'une fenêtre embuée, un papillon bleu se pose. Ses ailes contraste avec le rouge de l'âtre. Elles ondulent doucement, semblables au petit brasier qui danse sans musique.
Enfin peu
t-être que si. Peut-être qu'il a une mélodie. Un doux son de piano. C'est si délicat que j'en ai envie de pleurer, pendant que je m'approche de la vitre. Derrière le verre froid, le paillon bleu s'envole et tournoie au rythme des notes. Sa danse harmonieuse m'attire, me fascine et m'effraie tout à la fois. Il s'éloigne petit à petit dans l'obscurité, fidèle à sa farandole solitaire, alors que des lumières se mettent à briller autour de lui comme des feux follets des montagnes.

J'ouv
re la porte de la maison. Le froid me saisit si vite que j'oublie qu'il y a peu, j'étais assise devant un feu de cheminée à attendre que le jour se lève et que la faim me pousse à aller chercher le pain. J'enfile de gros chaussons chauds avant de me mettre à suivre cet étrange papillon. La neige crisse sous mes pantoufles sans toucher mes pieds nus. La couverture me fait une traîne marron qui ramasse le sol. La forêt est glaciale, lumineuse. Les lumières scintillent, traçant un chemin imaginaire à travers les hauts sapins noirs. Devant moi, entourée d'une vaste ceinture végétale, une clairière s'ouvre pour me laisser découvrir la vision la plus féérique que j'ai connue.
D
ans un halo blanc, assis sur un tabouret de velours, vêtu d'une chemise blanche et d'un pantalon noir, un jeune homme joue d'un piano à queue. Le bois laqué brille malgré sa noirceur. Les feu follets se sont éteints dans l'éclat céleste. Les doigts du garçon courent sur les touches comme un mirage. Semblable à la mer qui avance pour mieux se retirer ensuite, ils montaient dans l'aigu pour mieux redescendre dans les graves. Pour savourer, je me suis adossée à un arbre et j'ai fermé les yeux. Un spectacle irréaliste, touchant. Un vent se mit à souffler, emportant mes cheveux comme les siens. Ses yeux sombres aux paupières baissées à demi étaient mouillés de larmes invisibles. Je me suis demandé pourquoi il voulait pleurer. Il n'osait pas surement, mais il en avait envie. Une longue mèche de cheveux noirs frôlait la cicatrice qui ornait sa nuque dénudée. Je fis aussitôt le rapport avec le ruban trouvé la veille. Je n'osais bouger, parler, ni même respirer, consciente de briser la mélodie enchanteresse au moindre bruit. Le papillon vint se poser devant le garçon, lui amenant un sourire. Il était pourtant triste, sa musique le ressentait pareillement.
La derni
ère note ramena le silence. Doucement le jeune homme se leva pour ensuite s'approcher de moi. je croyais qu'il ne m'avait pas vue. Il ne me regardait pas d'ailleurs, ses pupilles noires masquées par une frange broussailleuse. Sur le piano, le papillon s'évanouit en une ribambelle de couleurs chatoyantes qui disparaissaient dans la lumière. Le garçon évita mon corps, passant à mestés sans s'arrêter, effleurant mon manteau improvisé.
"Est-c
e vraiment prudent de se promener à cette heure, pieds nus ?"
Prise d'un
e inquiétude étonnée, je jetai un regard furtif sur mes chaussons bleus. Enfin, ce que je pensais être mes chaussons bleus. Sur la neige immaculée, mes pieds gelaient, comme le reste de mes membres. Ma couverture disparut elle aussi, me laissant avec pour tout habit une chemise blanche sur une culotte rose. Malin...Le froid se mit à me mordre les mollets, à piquer mes bras de ses aiguilles de glace. Je me demande où j'ai trouvé la force de me retourner, alors que mes jambes avaient la consistance des glaçons. Je voulais parler au garçon, lui poser des questions sur ce qui se passait ou tout simplement lui demander de m'aider.
Al
longée dans la neige glaciale, je me surprends à le revoir, à découvrir le méchant sourire qu'il m'adressait en me regardant. Mes forces m'ont totalement quittées, mes jambes refusent de me porter plus loin que je ne le suis déjà. Comment j'en suis arrivée là d'abord ? Sale papillon va, si j'étais restée chez moi au lieu de m'aventurer en pleine forêt, la nuit, en Février... Il est trop t pour mourir, je ne veux pas. Ne me laissez pas seule s'il vous plait, pas toi...








P.S. : Comme vous avez put le constater, en raison du regressement de mes nouvelles (Pardon ^^"") j'ai décidé que celle-ci sera l'avant-dernière de la série. La dernière sera en réalité la première, avant celles que vous avez lu. Peut-être qu'après, un nouveau cycle apparaitra. Merci pour vos lectures *___*

P.S² : Et si j'avais mon "lauve", je le mettrais !!!

# Posté le lundi 18 février 2008 08:36

Modifié le lundi 18 février 2008 09:03

Dibidib°

Dibidib°
Pour les impatients de service ^^
(Et pour les flemmardes comme moi -.-)

Je vous laisse patienter avec ce petit texte tout pitit mais attention, yaoi !! shonen-ai plutôt... u.u C'est qu'un texte !
(non ce n'est pas explicite quand même ne vous inquiétez pas, et non je ne suis pas perverse !!! Bon d'accord je le suis XD)
Enfin bref, passez le texte en surlignage pour le voir n.n

Homophobes, la sortie c'est par ici n_n


-----> Il ne m'avait pas abandonné. J'en étais sûr. Pourtant, cette attente me rendait fou. Le soir, allongé sur mon lit, j'attendais sa venue. Encore et encore. L'insomnie me guettant, je m'étais levé, avais allumé la lumière et m'étais servi un verre de lait. A travers la fenêtre de la cuisine, j'apercevais les illuminations de Paris. L'obscurité dans toute sa splendeur urbaine. J'avais conscience qu'il ne reviendrait pas. Mais mon verre à la main, j'avais aussi conscience qu'il ne me laisserait pas.
Après avoir lavé le récipient, j suis retourné dans ma chambre. Pas un bruit et pourtant, une incroyable impression d'être coincé dans un concert techno. Les oreilles bourdonnantes, l'estomac secoué et le coeur battant la chamade. J'ai poussé la porte lentement, certain de le trouver sur mon lit. Il n'y était pas. Evidemment, je me faisais des idées. Mon cerveau créait des illusions, des mirages. Il était en manque, comme moi. Son fantôme me hantait. Maintenant que j'y pense, ce moment confirmait mes craintes. J'ai refermé la porte, qui fit un bruit mat. Pas le même bruit que d'habitude. Elle avait heurté quelque chose. Je me suis retourné brusquement, comme s'il était derrière moi. Il n'y étais pas. J'allais devenir fou. J'étais fou.
Mon sommier craqua sous mon poids. Cela me semblait bizarre, vu mon poids plume pour un garçon de mon âge. Une chanson me venait en tête, alors je l'ai murmurée. Rapidement. J'ai jeté un coup d'oeil sous mon lit, et rien. J'en avais marre. Trois ans déjà. Son absence me tuait. A petit feu peut-être, mais elle me dévorait de l'intérieur. J'ai attrapé mon oreiller et l'ai lancé contre la porte de toutes mes forces. "Tiens prends çà menteur ! Voleur ! Ordure ! Tu mérites pas que je pense à toi aussi souvent !"
Voilà, je sentais son souffle dans mon cou, ses bras autour de moi, ses jambes sur les miennes. Trois ans déjà. j'ai changé de côté, pour effacer cette chimère. C'est là que j'ai compris. Il était là. Ses yeux ambre en amande me fixaient calmement. Il avait un sourire taquin dévoilant ses dents blanches. Je devinais ce qu'il pensait. "Tu ne t'attendais pas du tout à me voir hein ?" "Mais bien sûr..." Il ne me touchait pas, mais je sentais tout comme si nous ne faisions qu'un. C'était étrange comme sensation, je ne saurais l'expliquer clairement. Il fit remonter ses mains, piégeant mes poignets derrière mon dos avec ses doigts fins. Non je n'arrivais pas à parler, à réfléchir, à penser tout simplement. Tout disparaissait autour de moi. Le lit, la chambre, la ville, et même la Terre entière. Tout se bornait au corps de celui qui appréhendait le mien pour la première fois. cela ne semblait pas le gêner. Moi j'étais suffoquant, collé contre lui comme à mon drap blanc. Je ne lui demandais pas d'explications, il n'en avait pas à fournir. J'avais peur, j'étais heureux. Un amas de sensations mitigées, agréables et coupables. Je ne savais pas. Il a éteint la lumière, remplaçant ses paumes par ses genoux. Il faisait noir, complètement noir, mais je m'en fichais. Le monde ne tournait plus. Ou du moins, il n'avait plus besoin de tourner.

# Posté le mardi 22 avril 2008 12:30

Modifié le mercredi 31 décembre 2008 08:23

Avant°

Avant°


Eté 1944. J'ouvre les yeux sans savoir où je suis. Les souvenirs resurgissent petit à petit. Le reste est encore flou. Où je suis ? Les paupières encore lourdes, je remue mes mains. Ah ben non, je peux pas. J'ai les poignets attachés, les chevilles aussi. Bon. Je suis où alors ? La lumière du jour me fait mal, pourtant je regarde tout autour de moi. Des hangars gris silencieux, un ciel bleu, un sol de poussière. Devant moi, 5 soldats dont l'étoile étincelle. Rangés comme des poireaux, képis sur la tête, ils me fixent.
Où j'étais avant ? Oui je me souviens maintenant. je me suis fait prendre. Zut, je vais me faire fusillé. C'est tout ce que je ressens ? Bizarre, j'ai toujours cru qu'à l'heure de mourir, je fonderai en larmes ou m'évanouirai. Il n'en est rien. Je n'ai pas peur. Mais je les vois pourtant, leurs fusils nettoyés tout spécialement pour moi, leurs visages horrifiés à l'idée de tuer. C'est eux ou moi, ils ont vite choisi.
A côté, il y a leur chef. Un grand homme rasé qui ressemble à une sardine dans son habit trop serré. Ses bottes luisent, un mouchoir blanc sort de sa poche, avec des petites lunettes sur le nez. Ridicule en somme. C'est le mot. Il ne faut pas que je rigole, mais j'en ai envie. Pourquoi je ne pleure pas ? Pourquoi je ne les supplie pas de m'épargner ? C'est inutile, ils ont la tête trop carrée pour çà. S'ils me relâchent, ils sont surs que je continuerai à distribuer des tracs disant : "A bas Hitler, vive la Résistance !" Oui, mieux vaut pour eux qu'ils ne me relâchent pas. De toutes manières, ils sont pressés d'en finir.
Il
s ont déjà pointés sur moi leurs canons. Ils tremblent un peu.
"Tuer un enfant ?" doivent-ils se dire, "Je peux pas faire çà ! Mais si il le faut, sinon je suis mort !"
Oui c'est cela. Si vous m
e tuez pas, vous êtes morts. Ils vont tous mourir finalement. Je dis çà, mais je n'en sais rien. J'ai déjà l'impression de voir la Mort derrière eux. Je l'imaginais plus...squelettique. Au lieu de çà, c'est plutôt une jolie fille. Elle a de longs cheveux sombres avec des mèches rougeâtres. Ils encadrent délicatement son visage fin et blanc. Comme on nous le raconte, elle porte une longue robe à capuche noire. Banal. Mais elle me plaît, elle est belle. Elle fait les cent pas derrière les soldats, en attendant l'heure où elle pourra me prendre. Lorsqu'elle me regarde, je lui sourit. Elle me lance un regard noir, puis se détourne et disparaît. Bon...pas très loquace. Les 5 hommes en marron croient que leur sourit à eux. N'importe quoi... A côté, j'entends le chef qui hurle dans la langue germanique : "Im spielt !" Et çà veut dire...
Qu
e les balles me transpercent. Cinq bien évidemment. Sur le coup, je ne sens rien. Avant je me suis immobilisé. Après, je reste attaché au poteau, pendant sur mes jambes sanguinolentes. Bon, je ne sens plus rien. J'essaie de rassembler mes esprits pour trouver les points d'impacts. Deux aux épaules, un au bras et une à la jambe. La dernière ma touché au flanc droit. C'est normal qu'ils tirent aussi mal ? Ou alors c'est pour me voir agoniser doucement ? Les soldats posent les fusils. Il y en a un qui transpire. Bizarre, je les vois encore ? Je ne devrais pas être déjà au ciel ? J'ai le menton tenu bien droit par une douce main. J'entends une voix féminine.
"Pourquoi tu m'as souri ? T'es pas normal..." Je ne sais pas si je dois me vexer ou pas. Je ne sais pas si je dois être effrayé ou pas. La Mort me touche, me soutient le menton pour que je puisse voir mes tueurs. Je regarde sur ma gauche. Elle est encore plus jolie de près. Avec ses grands yeux ambrés, son petit nez, et son air méchant causé par ses sourcils froncés. Je lui souri à nouveau. Une vague expression surprise se dessine sur ses traits. Aussitôt, elle enchaîne : "C'est çà ta réponse ? Tu ne m'ôteras pas de la tête l'idée que tu es mort rien qu'en me souriant. Et puis d'abord, pourquoi tu n'as pas peur ?"
Bonne question. Je me sens bien incapable de répondre.
J'ai le sang qui coule de partout, la respiration qui pars...J'entends les voix des soldats :
"Il e
st pas sensé être mort ?
-Mais si
c'est bon, attends un peu...
_C'e
st toujours pareil, les futurs défunts parlent tout seuls. Pas de quoi un faire un drame."
Si ils savaient...je reporte mon attention sur la Mort. Elle attend patiemment la réponse. Enfin, j'ose murmurer : "Je sais pas..." cette phrase n'a pas l'air de la satisfaire. Elle change de sujet : "Bon ton nom alors ? Ton âge ?" Depuis quand elle pose ces questions là ? C'est personnel...Mon nom est la seule chose qui me reste de mes parents. Pas question que je divulgue à tout le monde !
D
'accord, la Mort n'est pas tout le monde...Mais quand même !
"Mon
nom...je sais pas. Mon âge : 17 ans. Pourquoi ?
-Tu es b
ien jeune, c'est dommage. Ou plutôt non, c'est tant mieux.
Tu
resteras longtemps avec moi comme çà !"
J'écarquille les yeux. Je vais rester avec elle ? Pendant combien de temps ? Jusqu'à ma deuxième mort ? Je sais pas si je pourrai tenir. D'ailleurs, déjà ma tête me lâche. Je n'arrive plus à tenir. Je sens juste ses mains dénouer mes liens. Elle aurait pas dut. Je n'ai plus la force de tenir debout. Alors je m'écroule. Le sol poussiéreux vient à ma rencontre doucement. Les soldats sont partis. Ils n'ont pas que çà à faire de me regarder tout l'aps-midi. Lâches en plus d'assassins. La Mort ne m'a pas retenue. Elle m'a contourné, et m'observe maintenant, agenouillée à côté de moi. Je parviens à me mettre sur le dos pour voir son visage, et le ciel. Elle me sourit à son tour, tranquillement. J'ai toujours cru que les rares sourires de la Faucheuse était sadiques et cruels, destinés à faire désespérer la victime. Mais celui est apaisant. Ses yeux ont perdu leur dureté, ses sourcils ont retrouvé leur place normale.
"On fait un marché ? Je te laisse une chance de vivre plus tard...Et en attendant, tu travailles pour moi, je suis débordée ces temps-ci...
Je
ne sais pas quoi répondre. Oui ou non ? Qu'est ce qu'elle entend par : tu travailles pour moi ? Mais je n'ai rien à perdre si j'accepte. La vie si je refuse. J'acquiesce, mais pose mes questions aussi :
_Qu'
est ce que je te donne en échange ? Elle change tout de suite de regard. Elle prend un air fier de dominatrice. Sa voix se fait mielleuse.
_Ton temps, ta liberté, ton corps, ton âme...Et aussi ton amour..."
Le ciel me paraît bien gris tout d'un coup. Les nuages s'amassent, le vent souffle. Des gouttes de pluie se mettent à tomber, puis c'est le déluge. Il n'y a plus aucun bruit sur le lieu de l'exécution. La seule chose que j'entends, ce sont mes battements de coeur. Ils sont forts, rapides. J'incline légèrement la tête pour dire oui. Je n'ai plus de souffle pour parler, plus de sang pour bouger. Autour de moi le sol est devenu rouge sombre. La Mort enlève sa cape. Je sens ses cheveux sur mon front. Je la vois s'approcher de moi. Son souffle sur ma peau. Elle me touche sans ses mains. Ah...je vis sans être vivant.
Mais alors...qu'est ce que je suis ?







J'ai essayé le registre comique pour dédramatiser cette nouvelle...
Je sais pas si c'est bien finalement...
Continuation et finition, après -.-

# Posté le mercredi 30 avril 2008 09:10

Modifié le jeudi 01 mai 2008 05:26